Bébé nageur comment ça marche !

Il faut tenir compte de l'évolution psychomoteur de votre enfant dans l'eau.
Le très jeune âge du bébé nageur et son inexpérience aquatique nécessite une présence affectueuse et sécurisante. (le parent établit une relation physique et verbale sécurisante).
Par la suite le bébé nageur manifeste des signes d'accoutumance et de satisfaction, le parent le maintien à la surface en lui passant un index respectivement sous chaque aisselle. L'horizontalité ou la verticalité varie selon l'orientation et l'impulsion apportée par le parent. Au début vous remarquez que le corps du bébé nageur est monobloc. La modification de la position de la tête en extension ou en flexion entraîne une modification de la posture de l'ensemble du corps dans la même de l'espace. La gestuelle est saccadée et tonique, les expressions faciales semblent traduire plus une émotion de joie qu'une volonté de déplacement.
Dès que la morphologie du sujet le permet, le bébé nageur est doté du maillot bouée Petite Source ®. Le contact physique du parent ne s'avère pas indispensable. Ce dernier toujours proche de bébé intervient seulement pour pallier au manque temporaire d'équilibre de l'enfant dans l'eau.
Le sujet se trouve confronté à la réalité sensorielle et motrice inhabituelle liée à l'élément liquide. Concrètement cela se traduit par une remise en question de sa mémoire émotivo-procédurale élaborée à partir des informations sensorielles du sujet terrestre. Son adaptation au nouvel élément passe nécessairement par l'élaboration, l'intégration et la consolidation neurale spécifique à l'élément liquide. Dès lors le bébé nageur a élaboré une base perceptivo-sensorielle référentielle et vous constaterez l'évolution posturale suivante :
. Le corps monobloc fait progressivement place à une dissociation : tête, tronc, bassin, membres inférieurs.
. Le tonus musculaire jusque-là important, diminue.
. Le sujet entame un processus de verticalisation du corps par un déplacement des différents segments, notamment par un positionnement adéquat du bassin et des membres inférieurs. Durant cette période, le mouvement simultané des membres inférieurs fait place à un mouvement alternatif.
A partir du 8° mois
Dès que le processus de verticalité est intégré, le premier stade du mouvement locomoteur du bébé dans la piscine apparaît.
Les scientifiques ont déterminé quatre stades :
1° Stade locomoteur des bébés nageurs
Le sujet met spontanément en place un mouvement des membres inférieurs. Ce mouvement est alternatif, verticale et rectiligne. Il s'apparente au schéma de la marche sur place. Les appuis aquatiques qui en résultent produisent une propulsion et un déplacement vertical (montée et descente du corps dans l'eau).
Jusqu'au 16°/17° mois
2° Stade locomoteur du bébé nageur
Le mouvement évolue comme suit. Le corps du bébé nageur reste en position verticale. Le mouvement précédent se modifie pour dessiner une circumduction ovalisée. Les appuis aquatiques plantaires, orientées vers l'arrière produisent un déplacement du sujet vers l'avant.
Jusqu'au 24° mois
L'aisance locomotrice intervient comme un paramètre important dans la conquête de l'espace sus et subaquatique.
A partir du 24° mois
Beaucoup de bébés nageurs commencent à utiliser une locomotion supplémentaire produite par les membres supérieurs.
Jusqu'au 36° mois
3° stade locomoteur du bébé dans la piscine
Le corps quitte la position verticale pour obliquer vers l'avant. Le mouvement locomoteur reste de forme ovalisé. Le mouvement des membres supérieurs ne se modifie pas, le sujet régule sa vitesse de déplacement en faisant varier sa cadence d'exécution.
Entre le 36° et le 48°
4° stade locomoteur du bébé à la piscine
La position de l'enfant évolue vers l'horizontalité. Les mouvements produits par les membres inférieurs cessent d'être ovalisés et deviennent rectilignes. Ils s'apparentent aux mouvements de battements de jambes en « crawl ».
Les scientifiques remarquent donc, que la mise en place de l'évolution du mouvement locomoteur chez bébé nageur (sécurisé d'un équipement de protection individuelle d'aide à la flottabilité : le maillot de bain bouée) respecte un processus invariant. Le sujet met en place spontanément une locomotion produite par les membres inférieurs et il y a une évolution par quatre stades dont trois sont réellement locomoteurs puisque produisant un déplacement vers l'avant.
Le discours couramment développé par certains professionnels de l'activité aquatique du tout petit, fait état d'une gestuelle natatoire spontanée des membres supérieurs à l'âge de 8 mois. Cette considération apparaît erronée à bien des scientifiques. En effet l'observation empathique du sujet en situation fait apparaître toutes les caractéristiques d'un état émotif de forte tonalité: tonus musculaire important, cadence élevée des mouvements, dissonance cognitive entre la pression palmaire sur l'eau et la pression utile, expression faciale traduisant un besoin aigu d'air lors de l'émersion.
C'est pourquoi les scientifiques pensent que la gestuelle qu'ils observent lorsque le nourrisson ou le petit inexpérimenté se trouve soudainement plongé dans l'eau, et par la même confronté à des informations sensorielles et motrices inhabituelles, correspond plus à des mouvements significatifs d'une détresse, qu'à la réminiscence de mouvements natatoires archaïques.
Papa, Maman de futurs apprentis nageurs !
Les belles images, d'enfants évoluant sous l'eau, vues à la télévision ou dans des magazines sont ne l'oublions pas celles de bébés nageurs aguerris qui savent et ne doutent pas.