--Question :
«Bébé nageur comment ça marche ! »
--Réponse :
Il faut tenir compte de l’évolution psychomoteur de votre enfant
dans l’eau.
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Jusqu’à 6-7 mois
Le
très jeune âge du bébé nageur et son inexpérience aquatique
nécessite une présence affectueuse et sécurisante. (le parent
établit une relation physique et verbale sécurisante).
Par
la suite le bébé nageur manifeste des signes d’accoutumance et
de satisfaction, le parent le maintien à la surface en lui
passant un index respectivement sous chaque aisselle.
L’horizontalité ou la verticalité varie selon l’orientation et
l’impulsion apportée par le parent. Au début vous remarquez que
le corps du bébé nageur est monobloc. La modification de la
position de la tête en extension ou en flexion entraîne une
modification de la posture de l’ensemble du corps dans la même
de l’espace. La gestuelle est saccadée et tonique, les
expressions faciales semblent traduire plus une émotion de joie
qu’une volonté de déplacement.
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A 7/8 mois
Dés
que la morphologie du sujet le permet, le bébé nageur est doté
du maillot bouée Petite Source ®. Le contact physique du parent
ne s’avère pas indispensable. Ce dernier toujours proche de bébé
intervient seulement pour palier au manque temporaire
d’équilibre de l’enfant dans l’eau.
Le
sujet se trouve confronté à la réalité sensorielle et motrice
inhabituelle liée à l’élément liquide. Concrètement cela se
traduit par une remise en question de sa mémoire
émotivo-procédurale élaborée à partir des informations
sensorielles du sujet terrestre. Son adaptation au nouvel
élément passe nécessairement par l’élaboration, l’intégration et
la consolidation neurale spécifique à l’élément liquide. Dés
lors le bébé nageur a élaboré une base perceptivo-sensorielle
référentielle et vous constaterez l’évolution posturale
suivante :
. Le corps monobloc fait progressivement place à
une dissociation : tête, tronc, bassin, membres inférieurs.
.
Le tonus musculaire jusque là important, diminue.
. Le sujet entame un processus de verticalisation du corps par
un déplacement des différents segments, notamment par un
positionnement adéquat du bassin et des membres inférieurs.
Durant cette période, le mouvement simultané des membres
inférieurs fait place à un mouvement alternatif.
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A partir du 8° mois
Dés
que le processus de verticalité est intégré, le premier stade du
mouvement locomoteur apparaît.
Les
scientifiques ont déterminé quatre stades :
1° Stade
Le
sujet met spontanément en place un mouvement des membres
inférieurs. Ce mouvement est alternatif, verticale et
rectiligne. Il s’apparente au schéma de la marche sur place. Les
appuis aquatiques qui en résultent produisent une propulsion et
un déplacement vertical (montée et descente du corps dans
l’eau).
>>>>Jusqu’au
16°/17° mois
2° Stade
Le
mouvement évolue comme suit. Le corps du bébé nageur reste en
position verticale. Le mouvement précédent se modifie pour
dessiner une circumduction ovalisée. Les appuis aquatiques
plantaires, orientées vers l’arrière produisent un déplacement
du sujet vers l’avant. Jusqu’au 24° mois, l’aisance locomotrice
intervient comme un paramètre important dans la conquête de
l’espace sus et subaquatique.
>>>>A
partir du 24° mois
Beaucoup
de bébés nageurs commencent à utiliser une locomotion
supplémentaire produite par les membres supérieurs.
>>>>Jusqu’au
36° mois
3° stade
Le
corps quitte la position verticale pour obliquer vers l’avant.
Le mouvement locomoteur reste de forme ovalisée. Le mouvement
des membres supérieurs ne se modifie pas, le sujet régule sa
vitesse de déplacement en faisant varier sa cadence d’exécution.
>>>>Entre
le 36° et le 48°
4° stade
La
position de l’enfant évolue vers l’horizontalité. Les mouvements
produits par les membres inférieurs cessent d’être ovalisées et
deviennent rectilignes. Ils s’apparentent aux mouvements de
battements de jambes en « crawl ».
Les scientifiques remarquent donc, que la mise en place de
l’évolution du mouvement locomoteur chez bébé nageur (sécurisé
d’un équipement de protection individuelle d’aide à la
flottabilité : le maillot de bain bouée) respecte un processus
invariant. Le sujet met en place spontanément une locomotion
produite par les membres inférieurs et il y a une évolution par
quatre stades dont trois sont réellement locomoteurs puisque
produisant un déplacement vers l’avant.
Le
discours couramment développé par certains professionnels de
l’activité aquatique du tout petit, fait état d’une gestuelle
natatoire spontanée des membres supérieurs à l’âge de 8 mois.
Cette considération apparaît erronée à bien des scientifiques.
En effet l’observation empathique du sujet en situation fait
apparaître toutes les caractéristiques d’un état émotif de forte
tonalité: tonus musculaire important, cadence élevée des
mouvements, dissonance cognitive entre la pression palmaire sur
l’eau et la pression utile, expression faciale traduisant un
besoin aigu d’air lors de l’émersion.
C’est pourquoi les scientifiques pensent que la gestuelle qu’ils
observent lorsque le nourrisson ou le petit inexpérimenté se
trouve soudainement plongé dans l’eau, et par la même confronté
à des informations sensorielles et motrices inhabituelles,
correspond plus à des mouvements significatifs d’une détresse,
qu’à la réminiscence de mouvements natatoires archaïques.
Papa, Maman de futurs apprentis nageurs !
Les belles images, d’enfants évoluant sous l’eau, vues à la
télévision ou dans des magazines sont ne l’oublions pas celles
de bébés nageurs aguerris qui savent et ne doutent pas.